Biographie

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BIO

Rose Élise Cialdella est née au Québec d’une mère italienne et d’un père franco-italien. Son parcours s’est construit entre sa formation de traductrice, son métier de rédactrice-conceptrice publicitaire, des études en éducation et ses lectures en philosophie, enracinant petit à petit dans la sculpture et la peinture son besoin de rejoindre, non plus l’homo consommatus, mais l’humain en tant qu’être de fibres et de racines.

Son premier contact avec l’art, en 1999, fut de créer des sculptures sur bois polychrome, à textes. Mais c’est réellement en 2013 qu’elle s’engage à suivre le chemin que toutes ses identités (québécoise, française, et piémontaise) tracent en elle. Elle commence à vivre la peinture et l’écriture en dialogue et découvre la force nourricière de ses fibres et ses racines. Elle explore cette force dans le lien mère-fille, grâce à l’atelier Voir autrement de l’illustrateur Lino qui l’aiguille vers l’écriture d’un hommage à sa mère, dans lequel elle apprend à raconter à sa manière avec ses mots et ses images.

En 2014, elle fait sa première toile grand format dans le cadre d’un atelier du peintre Seymour Segal, avec qui elle prend plaisir à philosopher. Il la guide à demeurer connectée à sa toile, à y entrer de tout son corps, de toute son âme. Elle se rend compte que la force du lien mère-fille l’interpelle, cette fois avec sa fille. Elles font une exposition en duo, de tableaux et de mots, laquelle inspirera une activité de médiation culturelle pour un groupe de mère-fille, qui vivra l’expérience de cette forme de dialogue.

En 2015, elle est invitée à faire une exposition à la Maison culturelle de Montréal-Nord, où elle présente son parcours tête/cœur dans l'exposition L'arrière-pays du cœur.

En 2016, elle explore plus intimement son identité québécoise par le biais de sa langue maternelle, le piémontais, menacée de disparition selon l’UNESCO.  Elle en fait l’axe principal de son travail de recherche.

En 2017, elle est invitée à présenter une exposition à la Maison culturelle de Montréal-Nord dans le cadre du 375e de Montréal et souligne, dans son exposition Jusqu’à la langue de mon âme, la venue des premiers Italiens en sol québécois: les Piémontais. Son bas-relief Ma TüQc à moi présenté à cette exposition est sélectionné pour l'exposition Les fenêtres qui parlent dans le cadre du 375e de Montréal.

En 2018, elle participe à la Biennale du livre artistique avec MÜSÉU, le musée mobile de la langue maternelle.

Également en 2018, la série Peauxco naît. Inspirée par le personnage de sa peinture L’âme dansante, elle renoue avec la sculpture.  Elle met en morceaux un buste d’enfant qu’elle avait sculpté pour en recueillir des copeaux de pin dont elle captera la lumière et la légèreté grâce à la résine.

 

 


© 2018 Rose Élise Cialdella